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Philippe Leduncq
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Editos - Edito du 25/11/09

Paroles de motophobes : Rouler à moto peut nuire gravement à la santé ! »


Paroles de survivants et de proches de victimes : La mauvaise santé peut nuire gravement à la sécurité routière ! »


 A la FFMC comme dans toute association de défense d’usagers, nous préférons être contents qu’en colère et, si nous avons quelquefois mais trop peu de raisons d’être satisfaits, ce n’est bien souvent qu’après que nos saines colères aient été entendues. Parfois au prix de longues et fermes discussions avec les pouvoirs publics, parfois suite à la mobilisation massive de la communauté motarde qui répond à notre appel à descendre dans la rue chaque fois que cela s’avère nécessaire. Et si nous n’avons pas eu besoin d’avoir recours à la seconde méthode depuis quelque temps c’est que nous avons pu obtenir certaines avancées par le dialogue et le partage.
La dernière réunion des Etats Généraux de la sécurité des motos a eu lieu le 16 novembre à la Grande Arche de La Défense en présence de la FFMC. Compte-tenu des annonces gouvernementales ultra-répressives et culpabilisatrices consécutives à l’augmentation des accidents corporels, nous craignions une série de nouvelles mesures motophobes. Il n’en a rien été pour l’instant. Bien au contraire et ce, en partie grâce à la pugnacité de la FFMC.
Parallèlement à ces Etats généraux, la FFMC devait rencontrer, mercredi 18 novembre, le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, avec Michèle Merli, Déléguée interministérielle à la Sécurité Routière. La FFMC lui avait préalablement envoyé une lettre ouverte. Plus de détails ici. Celle-ci attire l’attention sur la nécessité de trouver des avancées constructives pour la sécurité des deux-roues, sans pour cela tomber dans l’habituel cliché du tout répressif.
Finalement Dominique Bussereau était absent de cette réunion et c’est donc Michèle Merli, entourée de la quasi-totalité des associations de victimes de la route, qui était présente. Nous regrettons que ces associations exploitent trop souvent et maladroitement la douleur encore vive des proches de victimes pour cautionner l’ultra-répression du gouvernement et même quelquefois en ajouter une couche sans aucune rationalité.
Mais malgré ce revirement qui ne dit pas son nom en faveur de nos propositions, nous restons vigilants. Si la voie de la prévention et de la formation des usagers demeurait négligée, si la Presse généraliste nationale et locale continue de préférer sagement se faire l’écho d’annonces ministérielles déconnectées de la réalité, ignorant de plus en plus souvent nos communiqués et le droit de réponse légitime des victimes et de leurs familles quand le compte-rendu d’un accident de la route ne colle pas tout à fait à la réalité, soyons prêts à redescendre dans la rue. De la façon la plus ferme et déterminée qui soit mais, s’il vous plaît, en proscrivant tous les comportements qui amènent de l’eau au moulin de nos détracteurs et qui sont contre-productifs pour l’amélioration de notre image auprès des usagers qui nous méconnaissent. Parce que cette méconnaissance les rend naturellement perméables aux reportages dirigés qui fleurissent dans nos journaux et sur nos chaînes TV et qui laissent à penser que, contrairement aux statistiques, les conducteurs de 2 roues motorisés génèrent l’insécurité routière plus qu’ils ne la subissent.   

En effet, de plus en plus de proches de victimes qui ressentent le besoin d’exprimer publiquement leur douleur mais aussi d’apporter leur contribution citoyenne pour un meilleur partage de la route entre différentes catégories d’usagers nous contactent afin que nous portions haut et fort leur message. Nous le faisons bien volontiers en prenant soin de vérifier nos sources et en nous gardant bien d’instrumentaliser leur peine pour dresser les différentes catégories d’usagers de la route les uns contre les autres. Bien au contraire.

Parmi ceux-ci, Pascale Danois, la maman de Gaël qui a pris le recul nécessaire à la réflexion. Gaël, 29 ans, est décédé à moto le samedi 15 aout à Grandvilliers dans l’Oise. Il a été percuté par la conductrice d’une Peugeot 106 âgée de 78 ans, sortie indemne de l’accident, qui lui a « refusé » la priorité à l’intersection des RD 901 et RD 538. Gaël a été éjecté et projeté sur un poteau d’éclairage public. Il décèdera au CHU d’Amiens Nord après son transport en hélicoptère dans un état très grave. Sa passagère de 24 ans, également éjectée et blessée, a été hospitalisée à Beauvais. La responsabilité de la conductrice de la voiture a été constatée par la Gendarmerie de Songeons.

A l’heure où le gouvernement reparle du contrôle technique des 2 roues motorisés, les parents de Gaël soulèvent le sujet déjà souvent évoqué de l’obtention du permis de conduire un véhicule à vie sans remises à niveau obligatoires et régulières des connaissances du code de la route, sans contrôle de l’état de santé, de l’acuité visuelle ainsi que des capacités à anticiper et à réagir qui peuvent être amoindries à tout âge par des pathologies diverses mais qui diminuent inévitablement chez chacun de nous avec les années. Et ce ne sont pas les symboliques et lucratifs stages de récupération de points qui ne sont proposés qu’une fois la ou les infractions constatées qui remplissent ce rôle.

Quelques rappels auxquels les feux dédiés et la généralisation annoncée du port du gilet jaune ne changeront rien :

- Le temps de réaction dépend de la concentration, de la fatigue et de l’état de santé du conducteur, et varie selon les individus de 1 à 2 secondes. En 2 secondes à 90 km/h, 50 mètres sont parcourus, auxquels il faut ajouter la distance de freinage.

- Les limites physiologiques de l’espèce humaine sont dépassées depuis belle lurette par la plupart des moyens de transport avec des conséquences scientifiquement démontrées sur la perception de notre environnement, notamment sur le champ visuel dont l’angle diminue à mesure que la vitesse augmente (de 100° à 37 km/h, celui-ci chute à 75° dès 70 km/h, et à 45° à 100 km/h). D’où la nécessité d’adopter une allure et un comportement adaptés (position sur la chaussée, rétrovision, contrôles latéraux réguliers en tournant la tête et pas seulement le regard…).

- Côté vue, 8 millions de conducteurs ont un défaut visuel non ou mal corrigé et, parmi eux, plus d’1 million ne satisfont pas au minimum requis par le code de la route (5/10ème en vision binoculaire).

- Si la conduite sous l’influence de l’alcool et des drogues augmente encore le temps de réaction et altère la perception visuelle, la prise de certains médicaments peut provoquer des effets semblables. Parfois, plusieurs de ces substances sont combinées chez un même individu.

Alors, sans stigmatiser une catégorie particulière d’usagers, il nous paraît urgent et indispensable d’utiliser intelligemment l’argent venant de la répression routière à des fins éducatives et préventives. Nous sommes nombreux à recevoir tous les 5 ans une invitation à un bilan de santé gratuit par notre CPAM. Celui-ci est facultatif et n’oblige en rien les bénéficiaires à engager des soins consécutivement au diagnostic posé. Nous passons aussi régulièrement un contrôle à la Médecine du Travail. Alors, plutôt que d’empiler des procédures aussi inefficaces que coûteuses, nous émettons la proposition qu’une part suffisante de l’argent collecté auprès des contrevenants au code de la route par l’administration fiscale soit destinée à cofinancer une structure interministérielle chargée d’effectuer un bilan périodique de santé qui pourrait aussi bien traiter la santé au travail que sur la route. Les deux domaines sont d’ailleurs souvent liés pour beaucoup de citoyens qui empruntent la route pour se rendre du domicile au travail ou même dont tout ou partie de leur travail consiste à conduire un véhicule (livreurs, commerciaux, etc.). Il y a aussi inévitablement interaction entre le stress au travail, sujet aussi tristement d’actualité que la mortalité routière, et les déficits d’attention à l’origine de nombreux accidents. Ceci afin que ce bilan périodique de santé soit étendu à tous les citoyens titulaires d’une capacité à conduire un véhicule (BSR et toutes catégories de permis), comme il est obligatoire pour certaines professions ciblées, les ambulanciers par exemple. Mais pas un contrôle mou et consensuel qui se contenterait d’émettre un simple avis reposant sur la supposée bonne foi de l’usager dans ses réponses à un questionnaire médical. Un examen complet qui n’hésiterait pas à prononcer une obligation de soins avec suivi quand un trouble de santé incompatible avec la poursuite de la conduite sur route est diagnostiqué chez une personne. De leur côté, les assurances mutualistes regroupées au sein du GEMA (http://www.gema.fr/), dont la Mutuelle des Motards (http://www.lamutuelledesmotards.fr/), consacrent depuis longtemps une part de leur budget à la prévention, notamment avec la piste itinérante d’initiation à la conduite d’un 2 Roues Motorisé en collaboration avec les CRS de la Police Nationale. Tant que leur Ministère le leur permet encore.

L’ensemble du bureau de la FFMC80 adresse aux parents de Gaël, à son amie, à son fils et à ses amis ses plus sincères condoléances.

Au moment où nous écrivons ces lignes le cercle des motards disparus s’est malheureusement encore élargi. Trop, c’est trop ! Même s’il ne faut pas oublier que la part des 2 roues motorisés en circulation n’a cessé d’augmenter au cours des dix dernières années (+60%) et que, néanmoins, le nombre d’accidents dont ont été victimes leurs usagers n’a heureusement pas augmenté dans les même proportions, loin de là.

 
Pour le bureau de la FFMC80, Franck Périn
Coordinateur adjoint
Correspondant local sécurité routière en charge
de la commission infrastructures et des relations publiques.
 

Date de création : 25/11/2009 • 17:33
Dernière modification : 02/02/2010 • 21:11
Catégorie : Editos

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